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avec Mohamed Lamine KABA, Combattant résolument engagé dans la lutte pour une Afrique libérée des tutelles.

Emplois, Entrepreneuriat et Développement des Capacités pour les jeunes africains

La question de l’emploi, de l’Entreprenariats et de Développement des Capacités pour les jeunes africains se pose-t-elle aux Etats ou à d’autres institutions et structures privées ou alors aux initiatives individuelles ?

Poser une telle question, c’est aborder, en toile de fond, la problématique de l’emploi, de l’entreprenariat et des possibilités d’insertion socioprofessionnelle des jeunes. C’est également accorder une extension au concept d’emploi en l’élargissant à toute activité génératrice de revenu, permettant à un individu ou à un groupe d’individus les possibilités de vivre de façon décente dans une relative autonomie.
Ainsi, selon les régimes, l’Etat est largement pourvoyeur de l’emploi ou alors il joue essentiellement le rôle de régulateur en accentuant ses efforts de gouvernance à la création d’opportunités d’emploi dans les secteurs privés et informels.
Donc, tout dépend de la nature du régime, de la capacité d’un Etat à mobiliser les ressources (humaines, financières, matérielles...) pour créer ce que l’on est convenu d’appeler les facteurs de développement, en d’autres termes, les indicateurs macroéconomiques (PIB, PNB, services de la dette, balance de payement…), grâce à une croissance soutenue.
De même, la mondialisation et le contexte économique international exigent de chaque Etat un partenariat susceptible de mettre en valeur les avantages comparatifs assortis des axes de coopération et d’échange de produits et de services. La Zone de Libre-Echange Continental Africain (ZLECAF) en est un exemple illustratif.
De nos jours, il devient de plus en plus évident que l’Etat providence n’est plus d’actualité parce qu’il ne peut être efficace dans un contexte international qui fait la promotion du secteur privé tout en brisant les frontières entre les Etats et même entre les continents : les Communautés Economiques Régionales (CER), la ZLECAF, l’ONU et ses agences, les multinationales, les organisations internationales, les organisations internationales non gouvernementales (OING), l’UA, l’UE et autres.
Toutefois, l’Etat doit être toujours là. Car, quoiqu’on dise, la constitution des ensembles supranationaux n’a pas fini de supplanter les Etats, pris individuellement, par ce que toujours directement tenus pour responsables du sort de leurs citoyens respectifs.
C’est pourquoi, la problématique de l’emploi se situe tout d’abord au niveau de la politique élaborée et mise en œuvre par un Etat.
Bien entendu, à certains niveaux, comme à celui de l’Union Européenne, la problématique de l’emploi est posée à une échelle plus élevée qui relègue l’Etat au second plan et fait de celui-ci l’acteur d’un système.
Encore mieux, la question de l’emploi  et de l’entreprenariat des jeunes, tout comme de l’emploi en général dépend fortement du niveau de développement économique inclusif et durable d’un Etat.
En effet, la forte dépendance économique d’un Etat freine l’élan des perspectives économiques qui doivent ouvrir la voie aux opportunités d’emploi et d’entreprenariat notamment au niveau des jeunes à la recherche de leur premier emploi.
En revanche, notons que ceci n’est pas un facteur exclusif qui expliquerait l’incapacité d’un Etat à créer des opportunités d’emploi et d’entreprenariat. La mauvaise gouvernance, en terme clair,  la répartition injuste par le fait de la corruption de la part des gouvernants est plus cruciale pour expliquer la problématique de l’emploi et de l’entreprenariat dans les pays en voie de développement. Ces gouvernants sont peu soucieux de l’intérêt général et ne sont pas soumis à de réelles pressions, ni de l’intérieur, ni de l’extérieur de leurs Etats respectifs.
Pour parer à cette situation, la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance doivent être menées conjointement sous la pression de la communauté internationale et des organisations de la société civile. D’où s'affirme la pertinence d’une réforme structurelle et institutionnelle afin d’établir l’équilibre social dans une approche émaillée de justice sociale.
Dans cet élan de la recherche du bien-être pour chacun et pour tous, la dynamique des organisations de la société civile serait plus déterminante et pourrait motiver davantage les pouvoirs publics à plus de pression et d’engagement des partenaires au développement, surtout le système des nations unies.
Enfin, parfaitement aligné sur l’objectif de développement durable (ODD) numéro huit (8) : « Promouvoir une croissance économique partagée et durable, le plein emploi et un travail décent pour tous », le thème de cet article correspond aux aspirations de l’agenda 2063 de l’Union Africaine où « le chômage des jeunes sera éliminé et les jeunes africains bénéficieront du plein accès à l’éducation, formation, compétences et technologies, services de santé, emplois et opportunités économiques ». Il prend en compte la Charte Africaine de la Jeunesse et s’appuie également sur la thématique centrale abordée par le quatrième sommet Union Européenne – Union Africaine de la Jeunesse tenu à Abidjan (Côte d’Ivoire) du 09-11 Octobre 2017 : « Investissons dans la jeunesse pour un avenir durable ».

Vive la solidarité internationale dans un esprit de partenariats inclusifs et durables ! /-

Partant de cet article, quelle appréciation faites-vous aujourd'hui à l'égard de nos Etats africains? et,
Comment fonctionnent-ils?

La ZLECAF fera l'objet de notre prochain article.

M. Mohamed Lamine KABA
Sociologue de formation
Spécialisé en Organisations

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