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avec Mohamed Lamine KABA, Combattant résolument engagé dans la lutte pour une Afrique libérée des tutelles.

La violence électorale à Kissidougou : périr ensemble comme des bêtes à la solde des politiques ou réussir ensemble comme des frères jumeaux univitellins

La violence à Kissidougou est un fait inédit et indéfendable dans la mesure où le concept Kissidougou signifie littéralement ‘’TERRE D’ABRIS’’, ‘’ TERRE DE PROTECTION’’, TERRE SUR LAQUELLE AUCUN MAL N’ATTEINT L’HOMME.

Vous n’êtes pas sans avoir que le mot Kissidougou est forgé par des linguistes (mandingka) aguerris à partir de deux vocables : Kissi et Dougou. Kissi signifie : sauvegarde, sauvetage, en parfaite protection, sécurité sociale ; et Dougou signifie : terre, ville. De façon élémentaire, c’est la combinaison de ces deux termes qui donne Kissidougou.

Alors, pourquoi tant de violences, tant d’homicides sur cette terre chargée d’histoires ?

Pourquoi tant d’oppositions sur cette terre pleine de vestiges historiques ?

Pourquoi tant de carnages sur cette terre qui représente le havre de la paix dans les archives historiques ?

Pourquoi tant de haines et de rejets de l’autre sur cette promise ?

Pourquoi sur cette terre qui, pourtant promet la paix, la protection, le vivre ensemble et la cohésion sociale aux habitants, on se laisse aller dans une situation de sauve qui peut ?

Beaucoup tant d’autres interrogations nous taraudent l’esprit.

La réponse à ces interrogations doit être l’émanation des individus ayant plongé la ville de Kissidougou dans cette situation de trouble sociétal, dans cet état de conflit où il n’y aura que des perdants. Pas de gagnants. Une simple négation des valeurs humaines qui caractérisent le vivre ensemble à Kissidougou et sur lesquelles sont construites les composantes sociales et sociétales.

A Kissidougou, il n’y a que des frères et sœurs. L’adversité politique doit être un instrument de cousinage à plaisanterie au lieu qu’elle soit comme nous assistons aujourd’hui, la chaire nourricière de la haine, du rejet de l’autre, de la guérilla urbaine occasionnant le pillage, la mort d’hommes, la destruction des édifices publics, la spoliation des biens privés accumulés au cours des années de labeur.

Cette situation délictueuse plonge des générations d’hommes et femmes dans le désespoir à travers la déchirure du tissu social, l’instauration du climat de méfiance entre amis de palabre, le doute s’installe au préjudice, la rupture de collaboration, le divorce des conjoins. Ces phénomènes impactent négativement les valeurs humaines qui embellissent le vivre ensemble sur cette terre guinéenne chargée d’histoires de Kissi-Dougou.

Sociologiquement parlant, cette dérive sociale trouve son origine dans la rupture du lien social. Les problèmes politiques mal résolus. Le manque de maturité politique conduit à l’irresponsabilité politique. Alors la politique, c’est l’art de gouverner. La politique, ce n’est pas l’art de conduire les individus à la boucherie.

Nous invitons les parties en conflit à mettre de l’eau dans leur vain à dessein de préserver la quiétude sociale.

Nous exhortons également les autorités locales de Kissidougou, chacun en ce qui lui concerne, à user des compétences qui leurs sont conférées et en vertu des lois et, en vue de mettre les gens en confiance et tourner cette page de violences au plutôt possible sans quoi la frustration et la révolte porteront la situation au plus haut niveau de l’animalité.

Chers jeunes de Kissidougou, sachez que vous êtes le présent et l’avenir de Kissidougou. A vous de donner l’orientation que vous voulez à la marche de Kissidougou.

Alors, choisissez entre périr ensemble comme des bêtes à la solde des politiques et réussir ensemble comme des frères jumeaux univitellins, des intellos.

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