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avec Mohamed Lamine KABA, Combattant résolument engagé dans la lutte pour une Afrique libérée des tutelles.

Le 18ème siècle: un siècle des lumières pour l'Europe et un siècle dans lequel sombra l'Afrique

 

Le 18ème siècle en Europe fut une période décisive pour l'instauration de l'Etat de droit à travers la contestation de l'ordre ancien établi par l'église.

Un siècle qui a mis fin aux principes de royautés et principautés qui concentraient les pouvoirs dans les mains d'une seule personne comme le disait d'ailleurs un roi français: « le roi est né pour avoir tout et commander tout, et n'a de compte à rendre à personne ».

Pour changer la donne, il a fallu un 18ème siècle pour entendre les voix s'élever contre cet ordre social. C'est ainsi que les esprits tels Charles Louis Secondat baron de la Brède de Montesquieu, Jean Jacques Rousseau, Dénis Diderot et plusieurs autres pour dénoncer et contester vigoureusement cette vision du monde. Ce qui poussa même Dénis Diderot à affirmer ceci: « Nul n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres ». Ce qui dénote que tous les Hommes sont égaux en droits et en devoirs et qu’aucune âme n’est supérieure à l’autre.

En Europe, cet état-d’ âme a conduit à de multiples révolutions qui, à leur tour aboutissent à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

En Afrique, ce siècle a vu sombrer les sociétés africaines autrefois mieux structurées. Les facteurs qui expliquent mieux le bouleversement des structures sociales et sociétales en Afrique sont entre autres : la détérioration des termes de l’échange, l’esclavage, la traite négrière (cf. commerce triangulaire), la colonisation et la conspiration dont l’homme noir est fut victime de la part de l’homme blanc.

Portons un regard sur le passé du continent africain.

D’amblé, vous conviendrez avec moi que dans le dernier quart du XVIIIe siècle, le trafic de la traite des Noirs culmine à des chiffres jamais atteints : 80 045 captifs en moyenne sont transportés, chaque année, d’Afrique en Amérique et aux Antilles. L’économie de tous les pays européens est alors liée à ce commerce et presque tous pratiquent le transport négrier.

Ces intérêts européens considérables sont essentiellement économiques et commerciaux et non politiques. La présence des Européens, limitée aux côtes, se manifeste de trois façons : à terre par des forts et des comptoirs, et, en mer, par des bateaux qui viennent charger les captifs à la côte et dans les embouchures de quelques rivières.

A l’époque où s’enclenche la Révolution française de 1789, les récits de voyageurs, les cartes et les écrits de scientifiques ou d’administrateurs révèlent un désir nouveau de connaissance de l’intérieur de l’Afrique et de ses ressources. Dans ces régions nouvellement pénétrées, la pratique généralisée de l’esclavage est manifeste.

Des réseaux de marchands d’esclaves alimentent aussi une traite qui n’est pas destinée à l’Amérique par l’Atlantique mais aux pays orientaux, par la Méditerranée ou d’autres voies orientales. Ainsi, les itinéraires de traite à travers le Sahara, cartographiés par des Européens à partir de 1790, apparaissent comme bien établis, pour amener les captifs noirs vers les marchés du Maghreb et vers les ports d’Afrique du Nord, d’où ils sont envoyés au Proche et au Moyen Orient.

Avec tout ce traumatisme, l’Afrique poursuit encore sa marche vers le progrès social, économique, politique et culturel.

Et comme le pessimisme est affaire d'humeur et que l'optimisme est affaire de volonté, nous osons dire que l’Afrique serait l’avenir de l’humanité.

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I
J'aime bien mon Patrick et je prix les gens qui ont fait sacrifice pour l'Afrique
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M
Merci beaucoup pour ton amour manifeste à l'égard de Patrick et le panafricanisme.